D’aller voir Youth in Revolt au cinéma

by Fab on 28 décembre 2009

François Dillinger, la moustache absolue

Youth in Revolt est le prochain film mettant en scène Michael Cera, le gamin tout couillon de Juno. Il sort aux States le 8 janvier 2010, la sortie française, elle, n’est point annoncée. Voici 5 raisons de se payer un tickson de cinoche quand il daignera arriver dans nos salles.

1/ Il est adapté d’un pavé. Jamais sorti en français.

Youth in Revolt est adapté du livre Youth in Revolt : The Journals of Nick Twisp, de C.D Payne, un bouquin dont l’unique première partie pèse aussi lourd que le matou de ta grand-tante (500 pages, rien que ça).

Youth in Revolt se présente sous la forme d’un journal, écrit par Nick Twisp, un ado de 14 piges, mal dans sa peau, un tantinet obsédé par les gonzesses, qui se rend très vite compte que s’il n’est pas de cette trempe, les nanas aiment les bad boys… sa solution pour pécho ? Se créer un bogosse d’alter-ego, qui n’a pas peur de causer dirty avec les filles. Voici la bande-annonce du film :

Sauf erreur de ma part – faites-le moi savoir dans les commentaires, le journal de Nick Twisp n’a jamais été traduit en français. Raison de plus si vous causez aussi bien anglais que Miguel Indurain parle français.

Et si vous avez tout de même envie de vous le coltiner, sachez que le livre ressort dans une nouvelle édition en février. En anglais, bien entendu et en import sur amazon.fr.

2/ Pour voir Michael Cera sortir (un peu) de son rôle d’ado attardé

Depuis les succès de Juno et Supergrave, misquine, il ne doit se taper que des scripts où il doit faire le gamin gauche, maladroit, plus intelligent que le reste de sa bande mais trop introverti pour réellement kiffer la vibe. La preuve avec Une Nuit à New York, où il reste cantonné à ce style de personnage. Quelle belle idée de la part du réalisateur Miguel Arteta d’être allé le chercher pour incarner ce Nick Twisp aux tendances schizophrènes.

Supergrave, Une Nuit à New York, Juno

3/ Pour assister au retour définitif de la moustache ridicule

A base de bogosse

On la sentait pointer dans la tendance çà et depuis une grosse année mais le fantastique duvet blond du personnage de François en mode bogosse (à peine) cheapouille pourrait bien sceller définitivement le retour au panthéon de la stachemou. Ca sera l’occasion de venir remettre un peu de poil aux lèvres dans les photos de dans 20 ans de My Parents Were Awesome.

4/ Parce que son evil alter-ego « François Dillinger » est français

La classe américaine

La classe américaine

Mais si… c’est moi, François, François le français. Il avait tout compris, C.D Payne, bien avant Omar et Fred. Youth in Revolt va encore un peu plus graver dans le marbre l’image du mauvais garçon français (ou de gros connard, au choix) dans le coeur des jeunes américaines. C’est bon pour toi, lecteur qui a prévu d’aller faire un petit saut à Cancun pour le prochain Spring Break. Et histoire d’achever définitivement le cliché, ils ont collé Les Cactus de Dutronc dans la bande-originale.

5/ Parce que Youth in Revolt parle de toi, de moi, de nous

Que les ex-têtes à claques du collège lèvent le doigt ! Tiens donc, bizarrement, on était nombreux. Qui n’a jamais rêvé au collège de dépasser ses propres appréhensions, d’aller proposer à Aurélie de sortir avec toi avant que les têtes de cons qui te servaient de pote se chargent de te savonner la planche ?… Youth in Revolt, c’est un fantasme collectif de tous les frustrés de l’adolescence qui se bouffent les couilles des années plus tard — quand la confiance fut venue — de ne pas avoir trouvé la recette du mojo plus tôt.

Rendez-vous en 2010 au cinéma, ou bien en Divx si les distributeurs français ne daignent pas nous amener ce sympathique film dans notre contrée. En attendant, tu peux aller voir le site web du film, fort bien fichu.

Le bouquin parle d’un second personnage, Carlotta Ulanksy, qui incarne le côté féminin de Nick et s’habille en mère-grand, mais que la bande-annonce n’aborde pas du tout. Wait and see, donc.

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